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Les rivalites sportives les plus droles qui sont allees beaucoup trop loin

Les rivalites sportives sont censees etre fun. Puis quelqu'un empoisonne un arbre de 130 ans, un autre envoie une tete de cochon dans un vestiaire, et soudain on se demande si peut-etre tout le monde a besoin de se calmer un peu.

ByAlphaMode Editorial
Les rivalites sportives les plus droles qui sont allees beaucoup trop loin

Il y a une ligne fine entre une rivalite sportive saine et ce qui pousse un adulte a conduire quatre heures pour empoisonner un arbre. Cette ligne existe, et je suis la pour vous dire que certaines personnes ne l'ont pas juste franchie -- ils ont emballe un pique-nique, apporte des provisions, et monte un camp de l'autre cote.

Les rivalites sportives sont l'une des meilleures choses quand on est fan. Les vannes, les enjeux, les traditions ridicules, ce type de haine specifique que vous ne pouvez ressentir que pour une equipe dont les couleurs vous rendent irrationnellement en colere. C'est beau. C'est primal. C'est aussi occasionnellement completement dement.

Voici les rivalites qui sont passees de "fun" a "monsieur, c'est un crime."

Auburn vs. Alabama : l'incident de l'empoisonnement d'arbre

On doit commencer ici parce que rien dans l'histoire des rivalites sportives n'est aussi simultanement mesquin, elabore et devastatement efficace que ce que Harvey Updyke a fait aux chenes de Toomer's Corner.

Pour ceux qui ne connaissent pas : Toomer's Corner a Auburn, Alabama, a deux enormes chenes que les fans d'Auburn decorent de papier toilette apres les victoires depuis les annees 1960. C'est une tradition adoree. Les arbres etaient emblematiques, magnifiques, centenaires.

En 2010, Alabama a perdu contre Auburn dans un match dechirant -- l'Iron Bowl mene par Cam Newton. Harvey Updyke, un fan d'Alabama dont l'engagement envers la rivalite avait clairement franchi le territoire clinique, a conduit jusqu'a Auburn et empoisonne les arbres avec un herbicide commercial appele Spike 80DF. Il en a applique suffisamment pour tuer les arbres lentement. Puis il a appele une emission de radio -- le Paul Finebaum Show, naturellement -- et s'en est vante, utilisant le pseudonyme "Al de Dadeville."

Les arbres sont morts. Ils ont du etre abattus. Un homme a empoisonne des arbres. A cause du football. Du football universitaire. Un jeu joue par des ados.

Updyke a ete arrete et inculpe de vandalisme criminel. Auburn a plante de nouveaux arbres. Toute l'affaire est devenue une histoire nationale sur comment la rivalite sportive avait saute le requin. Je pense encore a Harvey Updyke au moins une fois par mois. Pas avec admiration. Avec le genre de fascination ahurie que vous ressentez en regardant un documentaire sur quelqu'un qui opere clairement sur un plan de realite different.

Red Sox vs. Yankees : les vannes les plus droles de l'histoire du baseball

La rivalite Red Sox-Yankees est la plus celebre du sport americain, et bien qu'elle ait eu des moments sincerement tendus -- Pedro Martinez jetant Don Zimmer au sol, le home run de Bucky Dent, le comeback de 2004 -- les trucs les plus droles se passent dans les tribunes et les rues.

Il y a une histoire, possiblement apocryphe mais absolument crue par tous a Boston, a propos d'un fan des Red Sox qui a inclus une clause dans son testament demandant que des fans des Yankees servent de porteurs de cercueil a ses funerailles "pour qu'ils puissent me laisser tomber une derniere fois." Que cette histoire specifique soit vraie ou non, le sentiment est tellement parfaitement bostonien que ça pourrait aussi bien l'etre.

Les guerres de banderoles a Fenway et au Yankee Stadium etaient legendaires avant que la securite ne commence a sevir. Ma preferee etait une banderole a Fenway qui disait simplement : "FANS DES YANKEES : ON VOUS EXPLIQUERAIT LA RIVALITE MAIS VOUS NE COMPRENDRIEZ PAS. VOUS AVEZ BESOIN DE 27 TITRES JUSTE POUR RESSENTIR QUELQUE CHOSE." Ce qui est, objectivement, un truc hilarant a peindre sur un drap et faire entrer clandestinement dans un stade.

Pendant ce temps, les fans des Yankees repondaient avec la simplicite constante et devastatrice de lever les doigts pour indiquer le nombre de championnats. Pas besoin de mots. Juste le chiffre. C'est l'equivalent sportif d'un mic drop, et ça rendait les fans des Sox absolument dingues pendant 86 ans jusqu'a ce que 2004 complique beaucoup la conversation.

Le moment le plus drole est peut-etre quand un ouvrier du batiment -- fan des Yankees -- a enterre un maillot de David Ortiz dans les fondations en beton du nouveau Yankee Stadium en 2008. Les Yankees ont reellement utilise un marteau-piqueur pour traverser le beton et le retirer, parce qu'apparemment meme l'organisation elle-meme n'est pas au-dessus de la superstition. Le maillot a ete donne a une oeuvre de charite. L'ouvrier a ete vire. Toutes les personnes impliquees etaient profondement, divertissantement pas serieuses sur la vie.

Ohio State vs. Michigan : "The Game" et ses victimes

La rivalite Ohio State-Michigan est si intense que les gens a Columbus appellent l'Etat du Michigan "cet etat la-haut au nord" et il y a des fans d'Ohio State qui refusent sincerement de dire la lettre M pendant la semaine de la rivalite. Ils diront "le restaurant de chez Overbey" au lieu de "McDonald's." Ils appelleront les lundis "les veilles de mardi." C'est reel. Ce sont des adultes avec des emplois et des prets immobiliers.

Woody Hayes et Bo Schembechler ont transforme cette rivalite en quelque chose qui approche la guerre de religion dans les annees 1970. Hayes a un jour refuse de s'arreter faire le plein dans le Michigan, preferant tomber en panne d'essence dans l'Ohio plutot que de donner au Michigan un seul centime. Pensez a ça. Un entraineur universitaire de Division I prefererait etre en panne au bord de la route plutot que de faire le plein dans le mauvais etat. Si ce n'est pas de la rivalite, je ne sais pas ce que c'est.

Les fans vont encore plus loin. Il y a des cas documentes de fans d'Ohio State refusant d'assister a des mariages organises dans le Michigan. Il y a des histoires de familles divisees par l'allegeance ou les conversations de Thanksgiving ont des regles specifiques d'interdiction de football qui sont inevitablement brisees au troisieme verre de vin.

Mon histoire preferee de "The Game" implique un professeur d'Ohio State qui, le premier jour de cours, a dit aux etudiants qu'ils pouvaient manquer n'importe quel cours du semestre sans penalite -- sauf le cours avant le match contre Michigan. Ce cours etait obligatoire. Le manquer entrainait une deduction automatique de note. Je ne sais pas si c'est techniquement legal dans un cadre academique, mais je respecte l'engagement.

Celtics vs. Lakers : Hollywood vs. les cols bleus

La plus grande rivalite de la NBA n'a jamais ete qu'une question de basketball. C'etait Boston vs. Los Angeles, cols bleus vs. paillettes, la coupe de cheveux terrible de Larry Bird vs. le sourire de Magic Johnson, et les fans ont completement adopte ces identites.

Les fans des Lakers debarquaient dans les annees 80 avec des lunettes de soleil en interieur, arrivant fashionably en retard, partant tot pour eviter les embouteillages. Les fans des Celtics debarquaient avec l'air de sortir d'un quart de travail aux docks, arrivaient tot, restaient tard, et huaient tout y compris leur propre equipe s'ils en avaient envie. Les deux camps etaient insupportables de manieres completement opposees, ce qui rendait le tout parfait.

Les vannes entre Bird et Magic etaient celebrement amicales -- ils sont en fait devenus de proches amis -- mais les fans n'ont pas reçu le memo. Les Finales de 1984, ou les Celtics ont finalement gagne en sept matchs, ont produit un comportement de foule au Boston Garden sincerement effrayant. La chaleur dans ce batiment (il n'y avait pas de climatisation) combinee a l'hostilite a cree une atmosphere que Magic a plus tard decrite comme "le plus pres que j'ai ete de me sentir reellement en danger sur un terrain de basket."

Red Auerbach allumant un cigare quand un match etait deja gagne reste l'un des plus grands moves de flex de l'histoire du sport. Ca ne servait a rien sauf a communiquer : c'est fini, et je vais savourer un bon produit du tabac pendant que vous digerez ça. Du pur theatre. De la pure rivalite. Du pur irrespect.

El Clasico : Barcelone vs. Real Madrid, ou les cochons volent (litteralement)

La rivalite Barcelone-Real Madrid n'est pas qu'une question de football. C'est l'identite catalane vs. le centralisme espagnol, la democratie vs. Franco, l'art vs. le pouvoir. C'est sans doute la rivalite la plus politiquement chargee du sport mondial, ce qui signifie que les fans apportent un niveau d'intensite qui fait ressembler les rivalites americaines a des desaccords sur le choix du restaurant.

Le moment le plus drole est venu en 2002 quand Luis Figo -- qui avait controversement transfere de Barcelone au Real Madrid, une trahison aux proportions a peu pres nucleaires -- est revenu au Camp Nou et a ete bombarde d'objets depuis les tribunes. Des pieces, des bouteilles, des briquets, des telephones portables. Et puis, memorablement, une tete de cochon. Quelqu'un a apporte une tete de cochon entiere a un match de football, l'a gardee dissimulée a travers la securite, puis l'a lancee sur un homme pour avoir change d'employeur.

L'arbitre a arrete le match parce que la quantite de debris sur le terrain etait dangereuse. Figo a essaye de tirer un corner et a du reculer parce que les objets continuaient de pleuvoir. L'image d'un footballeur professionnel debout au poteau de corner tandis qu'une tete de cochon est posee sur la pelouse a cote est l'une des photographies les plus surreales de l'histoire du sport.

Je n'approuve rien de tout ça. Je veux etre clair la-dessus. Mais il faut admirer la logistique. Ou se procure-t-on une tete de cochon en peu de temps ? Comment la passe-t-on a travers la securite du stade ? Cette personne est-elle restee assise pendant toute la premiere mi-temps avec une tete de cochon entre les pieds ? Ce sont des questions qui me tiennent eveille la nuit.

Les confrontations de haka : le meilleur concours de regard fixe du rugby

Les All Blacks de Nouvelle-Zelande executent le haka avant chaque match -- une danse de guerre maorie traditionnelle qui est sincerement l'une des choses les plus intimidantes du sport. L'equipe adverse est censee se tenir la et regarder. La plupart des equipes le font, avec l'air vaguement mal a l'aise.

Mais certaines equipes ont riposte, et les resultats sont incroyables.

La France a un jour marche directement vers les All Blacks pendant le haka, formant un V et avançant jusqu'a ce que les deux equipes soient pratiquement nez a nez. Les arbitres ont du intervenir. Les joueurs français ont ete amandes. Personne ne s'en souciait. L'image est devenue virale.

Le Pays de Galles a un jour chante son hymne national en reponse, tout le stade se joignant, creant ce mur de son contre le haka qui etait sincerement emouvant meme si vous n'aviez aucun interet dans le resultat. Pour plus de moments epoustouflants d'outsiders dans le sport, cet article couvre les fois ou la defiance s'est reellement transformee en victoire.

La reponse la plus drole est peut-etre celle des Tonga, qui ont leur propre danse de guerre, le Sipi Tau. Quand les Tonga ont joue contre la Nouvelle-Zelande, les deux equipes ont execute leurs danses de guerre simultanement, face a face, creant ce rituel en duel bizarre qui ressemblait a la scene d'ouverture d'un film sur des guerriers antiques, sauf que tout le monde portait du Under Armour.

Les rivalites universitaires : mascots volees et raids de minuit

La tradition de voler les mascottes rivales est, objectivement, la chose la plus drole du sport universitaire.

L'ours de Baylor a ete kidnappe plusieurs fois par des ecoles rivales. Les cadets de Texas A&M ont un jour tente de voler l'ourson de Baylor en pleine nuit, un plan qui a derape quand ils ont decouvert que les oursons sont, en fait, des ours, et ont des griffes. Plusieurs personnes ont eu besoin de soins medicaux. L'ours allait bien.

Le groupe de Stanford, qui merite son propre article et possiblement son propre documentaire Netflix, a ete banni de plusieurs stades pour leurs spectacles de mi-temps qui se moquent regulierement des ecoles adverses de manieres qui sont simultanement juveniles et brillantes. Lors d'une performance a Oregon State, le groupe a forme un castor (la mascotte d'Oregon State) sur le terrain et puis -- disons que le castor a fait quelque chose d'inapproprie. Le groupe a ete banni de Corvallis. Ils ont considere ça comme une victoire.

Si vous voulez plus d'histoires de moments sportifs ridicules, j'ai rassemble ceux qui ont fait perdre les pedales a des stades entiers, mais les trucs de rivalite frappent differemment parce qu'il y a une histoire derriere chaque acte absurde.

Pourquoi on adore ça

Voici le truc avec les rivalites qui vont trop loin : elles sont un rappel que le sport compte pour les gens de manieres qui transcendent la logique. Personne n'a besoin d'empoisonner un arbre ou de lancer une tete de cochon ou de refuser de faire le plein dans un etat entier. Ce sont des actions completement inutiles prises par des gens qui ont laisse un jeu devenir partie de leur identite de manieres qui sont a parts egales admirables et cliniquement preoccupantes.

Mais c'est ce qui rend le sport genial. L'irrationalite. L'engagement. La volonte de faire quelque chose d'objectivement stupide parce que votre equipe compte autant pour vous. On a tous des lignes qu'on ne franchirait pas, mais on comprend l'impulsion. On capte. On a tous ressenti cette montee de loyaute qui vous fait temporairement oublier que vous etes un adulte avec des responsabilites.

Les rivalites qui vont trop loin sont celles dont on se souvient. Les polies sont oubliables. Personne n'ecrit sur la fois ou deux groupes de fans se sont serre la main et se sont souhaite bonne chance. On ecrit sur la tete de cochon. L'arbre empoisonne. L'ours vole.

Et honnetement ? Tant que personne n'est serieusement blesse et que les arbres sont replantes, j'espere qu'ils ne s'arreteront jamais. Le sport sans rivalite, c'est juste de l'exercice avec des logos. Et ou est le fun la-dedans ?